
Septembre 1940. Henri Marre débarque seul à Vichy. Sans connaissances, il aspire à se faire une place dans le nouveau régime. Dans sa valise, son manuscrit politique autodidacte “Notre salut” qu’il entend faire publier. Henri veut aider à sauver la rance de la débâcle, mais peut-être et surtout se sauver de sa propre débâcle…
« Notre Salut draws inspiration from filmmaker Emmanuel Marre’s great-grandfather. The film was conceived and made in continuity with the director’s previous works, with a concern for capturing reality and a fierce determination to shoot in a documentary mode.
For the sets, the intention was to seek out the unexpected, to find what, in archival images, tells us what we have forgotten about that period and what will bring the sensation of present. Present life in a country at war .
There was a desire to make visible the economy of makeshift means, to make tangible the bewildered patchwork that the Vichy regime was.
No lighting, no machinery. The actors within the locations as partners in play.
With the team I was fortunate to have beside me, we built charcoal kilns, stripped trees to turn them into telephone poles, sewed by hand, patched up, found again, repaired, repurposed, imagined what it might mean to dine on leftovers, to find diversion in almost nothing.
Touched and guided by the ghosts of the past, we formed an idea of what may become useful or futile, of what remains when everything collapses.
Anna
« Notre Salut s’inspire de l’arrière-grand-père du réalisateur Emmanuel Marre. Le film a été réfléchi et fabriqué dans la lignée des précédents films du cinéaste, dans un souci de capture du réel avec une volonté féroce de tourner en mode documentaire. Aux décors, il s’agissait d’aller chercher l’inattendu, ce qui dans les images d’archives nous raconte ce que nous avons oublié de l’époque et de ce qu’est qu’une vie dans un pays en guerre. Il y avait la volonté de rendre l’économie de bouts de ficelles visible, le bricolage ahuri qu’était le régime de Vichy tangible. Pas de lumière, pas de machinerie. Les comédiens dans les lieux comme des partenaires de jeu. Avec l’équipe que j’ai eu la chance d’avoir à mes côtés, nous avons construits des charbonnières, écorcés des arbres pour en faire des poteaux téléphoniques, cousus à la main, rafistolé, retrouvé, réparé, détourné, imaginé devoir dîner de restes, se divertir d’un rien. Touchés et guidés par les fantômes du passé, nous nous sommes fait une idée de ce qui peut devenir utile ou futile, de ce qui reste quand tout s’effondre. » Anna
